Marc, notre second zadiste, en marche vers NDdL, la fin!

11 février 2013

Dimanche lors de la dernière étape pour arriver sur la ZAD, nous avons eu la pluie sans discontinuer depuis Nantes. Gelé et trempé, je n’ai pas beaucoup sorti mon appareil photo.

Sur la Zone A Défendre, 3 populations se promènent sur les petites routes bitumées, les champs détrempés, les chemins boueux et les véritables bourbiers:

– Les paysans historiques, ceux qui ne sont pas parti, vivent dans leurs fermes qu’ils continuent a faire fonctionner malgré le fait d’être expulsés.

– Les ZADistes, entre 100 et 200, qui sont venu occuper le terrain à partir du camp climat de 2009, vivent dans les fermes abandonnées et dans un campement nommé « zone hors contrôle » (emplacement de la tour de contrôle dans la projet d’aéroport). On y voit yourtes et tipis renforcés de plastique agricole noir, chapiteaux, caravanes, le tout relié par des pontons en bois pour ne pas se retrouver dans la boue jusqu’aux genoux. Les conditions de vie sont rudes. Des cabanes aussi, mais je ne les ai pas vu, n’ayant pas de bottes pour m’aventurer dans le bois.

– Les gendarmes enfin, présent en permanence sur le site, mais peu nombreux en ce moment (j’ai vu 5 fourgons au sud de la ZAD et un autre point de contrôle équivalent au nord, probablement donc une 50aine de fonctionnaires présents en même temps). Ils vivent dans les hôtels aux alentours et se relaient pour assurer des points de contrôle qui des fois bloquent le passage, des fois laissent passer personnes et véhicules. L’objectif semble être de rendre la vie difficile sur la zone en obligeant ZADistes et paysans à passer par les champs boueux et en empêchant l’approvisionnement en bouteilles de gaz par exemple. C’est assez grotesque cette action de police mesquine au milieu de cette vie improbable qui c’est organisée ici. Photo0176

La marche, grosse pour cette dernière journée de plusieurs centaines de personnes, est donc venu buter contre un barrage de 5 ou 6 robocops. Quand ils sont en infériorité numérique évidente ils sont très sympas et au bout de 10 min de discussion ils ont levé le barrage et nous ont laissé passer avec le sourire. A la Vacherie, les marcheurs sont accueilli avec chaleur et un bon repas préparé par les ZADistes. Les conditions de vie difficiles des ZADistes nous ont motivés pour marcher, notre marche à motiver les ZADistes pour continuer la lutte. Au bout d’une heure a peine à la Vacherie, un covoiturage inattendu m’a été proposé, avec départ immédiat. Le soir j’étais à Saint Gaudens, le lundi matin à Pau, fin de l’aventure.

Conclusion de ces 3 semaines intenses et humides : ce n’est pas contre un aéroport que nous nous battons mais contre un projet de société.

Marc

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1 commentaire

Classé dans AGIR, Témoignages

Une réponse à “Marc, notre second zadiste, en marche vers NDdL, la fin!

  1. Andre de l'Arc

    Bravo à tous ceux qui se battent et mil MERCI!
    Anne

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